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Les Montagnes Retezat

Toute la zone de calcaires du secteur supérieur de Jiu d’Ouest et de Cernișoara, forme un système unitaire. Grâce à un intense procès de tranformation barre de ce massif, les eaux de cette zone s’infiltrent ou se perdent par des dolines ponctuelles, dans le souterrain. Elles sont retirées de la circulation superficielle, dirigées vers Jiu et arrivent se décharger, au souterrain, dans le bassin de Cernișoara, par la source de Cerna.

Les Montagnes Piule-Iorgovanu sont situées au Sud des Montagnes Retezat, dont ils continuent la cime sudique vers l’Ouest, assurant lepassage vers les Montagnes Godeanu. Par leur relief, ces montagnes se détachent des Retezat, qui se trouvent au Nord, et des Godeanu, trouvées à l’Ouest. Leur particularité réside dans la composition géologique – calcaires du Jurassique, à grandes épaisseurs, inclinés. Cela fait que le relief se developpe par des formes de surface (clinsm dolines, quais, secteurs de vallées sèches) mais aussi de profondeur (grottes, avens). Les plus hautes cimes sont Piule – 2081m , Scorota – 2080m, Piatra Iorgovanului – 2014m. Le nom du massif provient des deux premiers sommets plus importants qu’on y a mentionné. Dans la morphologie du massif on distingue trois secteurs plus importants: la Cime Piule-Pleşa, la zone Albele - Piatra Iorgovanului - Stănuleţi şi la Cime Drăgşanu. Cette dernière est formée de schistes cristalins. Une particularité qui distingue ces montagnes des Retezat est la grande extension des superficies dénivellées (surtout le niveau Borăscu). Cette particularité les rapproche plutôt des montagnes Godeanu. Cette surface de dénivélation a une influence en ce qui concerne la cime principale, à des altitudes de ± 1800 m, surtout la Cime Drăgşanu et la zone Albele - Piatra Iorgovanu – Stănuleţi.

Photo 1, 2 - Cimes Iorgovanu si Albele

De point de vue de la géologie, le Retezat du Sud et la bordure du Nord des Montagnes Vâlcanappartiennent au sédimentaire de l’Autochtone Danubien, représenté par des grès et surtout par des calcaires massifs qui composent le relief de l’aire Piule – Iorgovani et „ciucevele”, qui délimitent, vers le Sud, le cours de Jiu. Les calcaires jurassiques et crétaciques forment un gros lot de 1500 m environ, dans la zone de la Montagne Albele.

Photo 3 – Vue sur la Cime Piule (première plan, à droite) et du Retezat du Nord (plan second)

Géologie

Dans la composition géologique de la région en cause on distingue deux unités tectoniques majeures: le Domaine Danubien et la Toile Gétique. Dans l’aire spécifique au Domaine Danubien, il s’est séparé un fondement constitué de shistes cristalins et de roches éruptives précabriennes et la couche sédimentaire de celui-ci, composé de dépôts paléozoïques, métamorphosées et mésozoïques. Les dépôts mézozoïques du Jurassique inférieur, sont représentés par des céramiques de quarto-feldspath, spilites et conglomérats. Les formations jurassique-moyen sont constituées de calcaires qui donnent naissance à des massifs morphlogiques - Piatra Iorgovanului -Piule -Plesa, occupant presque complètement le versant gauche de Jiu d’Ouest, à partir d droit de la Vallée Buta jusqu’à la zone des sources, à la confluence avec la Vallée Soarbele. Ces calcaires composent le remplissage d’un synclinal, en position asymétrique avec le flanc du Sud en faille. Ce synclinal se developpe au Sud du Sommet Plesa, jusqu’à Lacul Ratii. Le paquel de calcaires a, sur le flanc du Nord, une épaisseur de 1500-2000m, qui se réduisenttant à l’Est qu’à l’Ouest. De point de vue tectonique, la region se caractérise par la présence de certaines déplacements longitudinaux, qui ont déterminé la formation du graben Cerna-Jiu.

HIDROLOGIE

Les calcaires sont répandus dans la région Jiu d’Ouest - Cernișoara sur une superficie de 41km. Sur cette surface, on a pris dans l’inventaire plus de 10 dolines actives au cours de l’année 1982. On en connait aussi d’autres, pris par les chercheurs de l’Institut de Spéologie et de I.M.H., qui étaient colmatés partiellement dans cette période. Le parcours linéaire pourrait expliquer le rôle majeur, dans ce drainage, de la faille Cerna-Jiu. On peut aussi mentionner qu’une analyse chimique d’eau prise à la source de Cerna, montrait que celle-ci gardait son caractère bicarbonate Ca-Na de la region de la doline Scorota; ce n’est pas une eau bicarbonate au calcium pur, ce qui peut constituer une preuve du fait que la circulation de l’eau souterraine ne se réalise pas exclusivement parmi les calcaires, mais au contact de ceux-ci avec les shistes cristalins, au long de la faille majeure Cerna-Jiu.

LE RELIEF KARSTIQUE

L’extension du relief karstique est imposée par le type de roches carboniques, leur pureté, le degré de diaclase et l’importance tectonique. Un rôle aussi important est celui du type de végétation et la surface de roche couverte par la végétation. En ce qui concerne la surface étudiée, un rôle important y tiennent les procès géomorphologiques périglaciers: désintégration, gélifraction, nivation.

Le groupe de montagnes delimités entre la Vallée de Buta, la Vallée de Jiu d’Ouest – la Vallée de Lăpuşnic et les Montagnes Godeanu, porte aussi le nom de Monts Piule-Iorgovanu ou Retezatul Mic (Petit Retezt). La dernière appelation diminiue leur importance, étant aussi impropre, parce que ce ne sont pas de petites montagnes. On observe une grande différence par comparaison à son frère du Nord, qui a des cimes coupées en frontières, une multitude de lacs glaciers et des ruisseaux claires; le Petit Retezat, formé presque exclusivement de calcaires, se distingue par le developpement du karste alpin; on y trouve la meilleure généralisation de ce type de notre pays. Le Petit Retezat a son propre relief, original, spectaculaire, peu connu. Les calcaires du Jurassique et du Crétacé forment une couche épaisse de presque 1500m, dans la region du Mont Albele (Les Blanches). Les calcaires ont été considérablement fissurés.Ce fait, bien que l’absence d’une couche végétale épaisse, font que les eaux s’infiltrent en profondeur, où elles se rassemblent, brin à brin, ruisseau à ruisseau, en formant une puissante rivière souterraine. Après un long voyage, de presque 14km, 12 jours environ, par des galeries cachées, la rivière jaillit à la surface, à la Source de Cerna.

Du point de vue de la structure, le Retezat du Sud est encadré dans la catégorie des karsts de massifs isolés, cette classification étant réalisée par T. Rusu et M. Bleahu (1965). Les mêmes auteurs ont fait, pour la première fois, une caractérisation des karstoplaines des Carpates, avec des surfaces de nivellement. De cette manière, pour les Carpates Méridionaux, on identifie la karstoplaine Albele, dans les Monts Piule-Iorgovanu, à 1900m, synchrone avec la surface Borăscu. V. Trufaş et V. Sencu (1967), utilisant le crytère lithologique, ont évidencié deux grands types de karsts: premièrement celui sur des roches sollubles, qui comprend celui developpé sur de calcaires, dolomytes, calcaires cristalins, tuf calcaire, plâtre, anhydrite et sel; deuxièmement, le karst sur des roches clastiques, où on évidenciait le karst developpé sur des grès et conglomérats calcaires, sur des tufs et agglomérations volcaniques, sur des dépôts loessoides et argileuses. Pour continuer la classification, suivant le même critère, V. Sencu (1968, 1973 şi 1983) détache lessuvants types de karst: karst en calcaires et dolomites cristalines, karst en calcaires et dolomites mésozoïques, karst developpé sur des calcaires du néozoïques, karst en sel, en plâtre, en tufs et agglomérations volcaniques, clastokarst en grès et conglomérats, clastokarst en dépôts loessoides. Il apporte aussi de nouvelles précisions en ce qui concerne les valeurs numériques des superficies occupées par de telles roches.

En 1972, I. D. Ilie réalise une classification beaucoup plus complexe du karst des Carpates Méridionaux. Il essaye de distinguer, suivant plusieurs critères, certaines unités taxonomiques et leur distribution dans le territoire. Il utilse, en ce sens, troix critères bien définis: morphogénèse, morphostructure et localisation. Le critère morphogénétique (proposé par J. Cvijic, 1918, 1960 et Emm. de Martonne, 1926), selon lequel on détache les suivants types de karst: mérokarst, caractérisé par une lente évolution du karst sous la couche de sol et de végétation (le Couloir Rucăr-Bran, le cours supérieur de Dâmboviţa, les pièces de calcaire métamorphiques de Făgăraş, Parâng şi Latoriţei, les kalcaires de Grădiştea de Munte, le karst de Piule – Iorgovanu et celui de Vâlcan; le karst de transition (du type Jura–Causses), caractérisé par l’alternance du kalcaire nu avec le mérocarste (au Sud de Bucegi, la zone Bran-Rucăr, Vâlcan, le karst du bassin de Cerna et de Motru Sec); holocarste, découvert, bien évolué (Piatra Craiului, les bassins de Sohodol, de Motru, dans la vallée de Dâmboviţa, au Sud-Ouest des Muntagnes Şureanu, dans les quais d’ Olteţ et de Galben), le karst fossilisé ou le criptocarst.

Gr. Posea et ses colaborateurs (1974) établisent, conformément au critère géomorphologique complexe, le type de paysage carpatin, prenant pour exemple le karst des Monts Piule – Iorgovanu.

C. Goran a encadré les Monts Piule – Iorgovanu dans les plateaux karstiques unitaires suspendus, flanqués par des vallées qui forment des quais ou des versants abruptes. Ce type de karst présente une désorganisation avancée du réseau hydrographique, avec la présence des bassins endoréiques. Les drainages souterrains sont divergents et le réseau hydrographique qui y prend naissance a un caractère radial. Les grottes du plateau sont réceptrices, celles de la base sont débitrices. Il existe aussi des grottes fossiles; on trouve aussi des procès de traction gravitationnelle.

L’Exocarst

Le versant gauche de la Vallée de Jiu présente des différences importantes vis-à vis de celui de droite, en ce qui concerne la distribution et la variété du relief exokarstique.

L’extension des calcaires jusqu’à plus de 2000 m altitude dans le Massif Piule (2081 m) – Iorgovanu (2014 m) a déterminé l’apparition des formes de relief exokarstique, même dans le paysage alpine.

Sur la droite de Jiu d’Ouest, les roches karstificables ont une étendue beaucoup plus petite, dans des cornets de calcaires appellés "ciuceve”, ceux-ci ayant des altitudes maximales de 1400-1500m environ.

A cause de l’intense extension de la faille dans la region, on y rencontre souvent des abruptes sous-verticaux Sommet Iorgovanul, la Grande Falaise et la Petite Falaise des Quais Sohodol) et les falaises, qui ont généré des pentes presque verticales, avec des surplombes, parfois, dans la partie supérieure, et avec des agglomérations de galets dans la partie inférieure. L’existence des diaclases verticales ou très penchées, détermine le détachement et l’écroulement de blocs de pierre, ce qui explique la formation de grands abruptes calcaires, des versants en fosse, des cimes imposantes

Des clints remarquables se sont formés sur les calcaires de Retezat. Modelés par les eaux des torrents, tout au long des fissures, le clints sont orientés, dans la majorité des cas, sur des lignes presque verticales. C’est ainsi qu’on expliques les immenses clints verticaux formés sur le rches du Sommet Iorgovanul. Morphologiquement, on observe des clints simples (formés sur des surfaces de dénudation, sous forme de rainures déterminés par les précipitations), des clints composés (developpés pendant les àges de glâce pléistocènes, qui présentent seulement deux formes de résidus, sur lesquels une nouvelle génération de clints s’est superoposée).



Les ponors (embuts) représente le lieu où l’eau se perde au souterrain. Les ponors actifs sont localisés au souterrain, l’eau se perdant petit à peit ou brusquement par des fissures impénétrables. Ceux à l’activité temporaire sont restés à la surface, au dessous du lit des eaux ou sur les vallées sèches; ils reprennent l’eau résultée du dégel de la neige et de l’écoulement sur les versants, des pluies à torrents. Ceux plus grands, pénétrables (Ponorul de la Clopotniţă / Ponor de la Cloche, les N°14, 42 şi 51), présentent un degré variable de clôture, en fonction de la saison et de l’intensité des précipitations ou de la production des inondations. La clôture s’est réalisée avec des sédiments de granulométrie différente, des parties végétales et, dans l’intervalle novembre – août, par la contribution de la neige et de la glace.



L’ Endocarst

La répartition des grottes dans le périmètre Jiu d’Ouest - Cernisoara.

Dans ce périmètre on a connaissance de 630 grottes. Leur disposition dans la région est conditionnée par plusieurs facteurs, qui seront présentés dans les lignes suivantes.

Les montagnes Retezat ont un relief modelé à trois étapes, composées de 3 plate-formes d’érosion.
1-Plate-forme Borascu , l’âge éocène, 1800m altitude

2-Platforme Raul Ses / Rivière Ses, l’âge liocène, 1800-1400m

3-Platforme Gornovita, developpée à environ 1000m altitude

Les grottes de la région du Petit Retezat peuvent être partagées sur les trois niveaux, correspondant aux trois plate-formes d’èrosion.

Le niveau correpondant à la plate-forme Borascu présente un nombre assez petit de grottes, toutes developpées verticalement. La même caractéristique est rencontrée au niveau qui vient immédiatement après, correspondant à la plate-forme Rivière Ses, où se developpent des avens à oscillation moyenne de niveau, 50-60m. Il est possible que certaines présentent des osclillations plus grandes, mais impénétrables, vu les couvercles de glace, qui n’arrivent jamais au dégel, à cause de l’altitude.

Au troisième niveau correspondent 85% des grottes de ce périmètre. Elles se sont developpées dans les versants de Jiu, à une altitude arrivant jusqu’à 100m. La majorité en est constituée par des grottes caractéristiques aux versants, de petites dimensions, formées sur des fractures de soutien de la faille majeure Cerne-Jiu.

Sur le troisième niveau de developpement des grottes, on a tenté les grouper sur plusieurs étages; ce n’est pas pourtant représentatif, parce que, pour beaucoup de grottes, l’altitude relative a été approximée et non pas exprimée exactement par l’altimètre.

Il semble que les grottes sont groupées autours des trois embuts (sur l’horizontale et sur la verticale), mais aussi dans la zone de confluence avec les afluents, qui se sont formées sur des éléments de soutien de la faille majeure. En conclusion, le maximum de grottes se rencontre au carrefour de ces éléments.

Le rapport entre le nombre de grottes groupées au log de Jiu et celui des grottes du versant du Sud est disproportionné. Sur le versant du Sud on ne connaît que quatre grottes, dont une seule a des dimensions dépassant 100m, constituant une preuve du drainage du Sud vers le Nord.

C’est la raison pour laquelle on suppose l’existence d’un complexe de fractures majeures dans la zone des calcaires de Jiu, qui comprend la faille constituant la limite calcaire-imperméable (au Sud) mai aussi la faille –pleine d’embuts et d’actifs - au long de laquelle la rivière Jiu a établi son cours.

L’étude statistique de la fréquence des grottes du périmètre Jiu d’Ouest – Cernisoara. Dans le total des 630 grottes et embuts pris au cadastre, on ne connaît la longueur que pour 32 d’entre elles; pour 73 du total, la différence de niveau n’est pas déterminée. Aux grottes ayant des dimensions sous 10m, on a prêté peu d’attention et celles-ci n’ont pas été prises dans les inventaires et dans les statitiques.

LES GROTTES

La Grotte de Zeic

Emplacement et voies d’accès. A la confluence de Scocul Mare avec la Vallée Scorota, il’y a un lieu de repos et où l’on peut camper; c’est le dernier point où l’on peut se faire des provisions d’eau potable. Après la confluence, on continue le chemin sur un sentier large, suivant le cours de la Vallée de Scorota, parmi les versants abruptes et boisés. Après un quart d’heure de marche (500m), on passe par un court passage de canyons. Le chemin s’élargit ensuite, faisant un tournant dans le versant gauche, d’où commence, assez brusquement et verticalement, un sentier à peine visible au début, mais qui commence à se définir très bien après 20-30m.On continue à monter, sur un chemin sinueux, environ 80m; le sentier se continue sur la courbe de niveau, vers le Nord, en passant au-dessus d’une plate-forme calcaire. A ce point, l’entrée dans la grotte devient visible. La durée habituelle du parcours, ayant comme point de départ la confluence avec Scorota et finissant devant la grotte, est de 40 minutes.

Données historiques. La Grotte de Zeic est connue, à l’entrée, par les habitants de l’endroit, comme refuge pour les troupeaux. On dit qu’elle aurait servi aussi comme refuge pour les proscrits de Zeic, fait confirmé par la découverte, dans la grotte, de fusils rouillés.

Description. La Grotte de Zeic est une cavité mixte, car son developpement sur l’horizontale est très semblable à celui sur la verticale. Cela pose des questions intéressantes sur sa génèse. Elle fait aussi une nette distinction entre les touristes habituels et ceux équipés avec les matériaux et la technique nécessaire à l’ascension et à la descente des verticales.

Du portail de 6x8m, on descend une pente accidentée, arrivant dans une grande salle, au sol couvert d’argile et de roches, au plafond percé de courts âtres et de cloches de corrosion. On peut voir, dans la salle, le tronc gros, modelé jadis comme un glissoir pour ramasser l’eau, complètement pourri à présent.

Au bout de la salle longue de 50m, la lumière du jour n’arrive plus. Quand on allume les lampes, on aperçoit, dans le plafond, l’ouverture d’un tuyau long de 10m. Son ascension, bien que courte, suppose de bonnes compétences d’escalade, car les prises sont très glissantes. L’escalade est plus facile sur la gauche. De là, on arrive dans une salle très haute (15m), au sol couvert de rochers et d’écoulements de stalagmytes.

Au bout Nord de la salle, une niche trouvée sur la gauche, cache quelques formations très belles. Sur le plancher de calcite on trouve des traces cimentés provenant des ours de caverne – c’est à cette place qu’on a récolté un immense exemplaire da crâne d’Ours Spelaeus – dont la présence nous fait penser à la rapidité des procçs spéogénétiques qui ont modifié si profondément la cavité depuis la disparition des ours, il’y a 10 milles ans , juqu’à notre époque.

Au bout de la salle il’y a l’ouverture de 2x3m d’un puits très profond, de 40m. Pour y descendre, on peut encrer la corde d’un gros pilier, trouvé à 3m mètre distance. A son déroulement dans le puits, il faut prendre garde à ne pas déclencher le decollement de la cruste de calcite dans l’entonnoir du puits. Après une descente de 12m, on rencontre une petite proéminence du mur, sur laquelle on peut faire un arrêt pour regarder autour de nous: on se trouve au plafond d’une salle large, de 20x15m. Au-dessous, il’y un abîme de presque 40m. A droite, les plate-formes de calcaire, habillées de concrétions; à gauche, sur le plafond, pend un groupe de stalactites élégantes, à forme parfaitement conique, parrées de coralites et cristalites. La plus longue a, probablement, plus de 5 m, étant parmi les plus grandes stalactites de notre pays. De cette position, à l’aide d’un objectif grand-angulaire, on peut la photographier.

On continue la descente, en gardant le contact avec le mur. Au bout de 25m, on "atterrit” sur le sommet d’une immense coupole en stalagmite, haute de 8m. De ce point, on peut descendre facilement, sans avoir besoin de la corde.

Le fond de la salle est plat, couvert d’argile. Quelques belles formations nous attirent l’attention. Cependent, ce qui mérite d’être immortalisé, si la puissance de l’éclair du caméra nous le permet, c’est la verticale de descente et le plafond de la salle, avec des stalactites et des formations discoïdes immenses.

La Grotte du Zeic a pris naissance par la connexion d’un vide vertical – comme les avens fréquentés dans cette région – avec une grotte de versant, semblable à la Grotte aux Coraux ou Dalma cu Brazi / Colline aux Sapins. Premièrement, il existait, indépendemment, une galerie subhorizontale appropriée à la salle d’entrée et deux cavités developpées verticalement – une chemin5e et un puits – vers le bout de celle-ci. Par l’écroulement, la salle supérieure a pris naissance, ce qui a ouvert l’acces vers la salle inférieure.

La grotte N°5, au-dessus de l’embut N°4 (2105/19)

Emplacement. La grotte se developpe sur le versant gauche de Jiu d’Ouest, à 200m en aval de la confluence avec Valea Jidanului / la Vallée du Juif. Les deux ouvertures de la grotte (0,4x0,5 et 4x3m) apparaissent à une altit:ude d’environ 45m, au-dessus du mur de calcaire, sous lequel se trouve l’embut principal de Jiu. Dimensions:L=320m, D=63m, E=86m, Cr=3,7m, Aa=1155m, Ar=45m

Description. La grande ouverture de la grotte permet la descente d’une verticale de -8m, don’t la base se trouve dans une salle de 24x20x8m, au sol couvert d’écroulement du plafond. L’extrémité verticale de cette salle se continue dans la galerie principale de la grotte, d’où se détache un diverticule court. A l’interieur, il’y a un puits de -37m, le terminus de celui-ci étant colmaté de rochers. A partir de cette division, la galerie principale réduit, petit à petit, ses dimensions, pendant que la quantité de formation est de plus en plus grande.

Le terminus est colmaté par un écoulement pariétal, devant laquelle le sol est couvert de gours. La grotte est placée au-dessus de l’embut actif de Jiu, le plan de la grotte entrainant l’idée qu’elle a fonctionné comme embut, la galerie formant une sorte de méandre du cours actuel de Jiu. La pente de ce méandre étant orientée en amont, cela constitue la preuve de l’écoulement, beaucoup plus ancien, de ces eaux vers la source de Cerna.


Cartes prises du Bulletin de Spéologie de la Comission Centrale de Spéologie Sportive. (1-Grotte N°4 de Scocul Scrorotei / selon George Ponta/ FV; 2-Grotte N°5, au-dessus de l’embut 4 / selon Cristian Panaiotu / FV

La grotte N°4 de Scocul Scorotei 2104/26

Emplacement. L’ouverture de la grotte est située dans le versant gauche de Scorota, à 100m en amont de sa confluence avec Jiu d’Ouest. Dimensions. L=377,2m, D=26m, E=48m, Cr=7,8m, Aa=1150m, Ar=50m.

Description. La grotte a deux ouvertures de grandes dimensions (10x6 m, 5x5 m), qui se rencontrent derrière un pilier. Cette galerie se divise en deux. La première salle est concretionnée. L’extrémité Nord-Ouest de la salle est formée d’un puits avec une dénivélation de -23m, ayant le terminus au fond. Après avoir traversé le puits, on arrive dans la salle finale, à deux branches descendentes, colmatées d’argile. Génétiquement, la grotte est une courbe de la Vallée Scorota. Dans une première étape, les ouvertures actuelles de la grotte ont fonctionné comme résurgence; mais, une fois le niveau de base de la region modifié, elles sont restées au niveau fossile.

La Grotte Dalma cu Brazi/ La Colline aux Sapins

Emplacement et voies d’accès. La grotte Dalma cu Brazi se trouve sur le versant gauche de Scocul Mare, dans le bassin supérieur de Jiu d’Ouest, à une altitude d’environ 150m rapporté au talweg et 1200m altitude absolue, devant la confluence de Scocul Mare avec le Ruisseau Jidanul. A partir de là, un sentier presque visible monte d’abord brusquement et ensuite dans des serpentins courtes; au debut à travers la fôret épaisse, puis à travers des buissons, parsemés d’arbres isolés. L’entrée de la grotte, bien que large (3x2m), est bien masquée et l’on trouve assez difficillement.

Description. C’est une grotte sèche, horizontale, formée d’une galerie principale et une ramification, ayant 226m de long.

La galerie principale est large de 3-5m si haute de 3-10m. Elle mène vers le Nord, jusqu’à une salle dont le plancher est couvert, pendant les périodes humides, d’un lac qui peut arriver à 1m profondeur. Ce phénomène peut être désagréable pour le visiteur, mais le lac attribue à l’endroit un charme à part. Dans la salle on trouve quelques spéléothèmes, parmi lesquels un beau stalagmite, haut de 2m, qui se reflète dans le miroir du lac. La salle du Grand Bassin continue encore 20m au Nord et se couvre dans une fissure impénétrable, à l’Impas Argileux / Fundatura cu Argila.

De cette salle, une galerie ascendente, concrétionnaire, part vers le Sud-Ouest. Dans le point appelé La Stramtoare / Au Détroit, il faut faire une véritable gymnastique spéologique pour passer vers la partie finale.

Les stalactites et les stalagmites, bien que les crustes calcites riches, offrent d’agréables sujets pour la photographie.

La présence des parties de squelettes de Spaelaeus prouve que la morphologie de la galerie a beaucoup changé pendant les dernières millénaires.

La disposition des galeries nous fait penser que la Salle du Grand Bassin a représenté le point de confluence de deux cours d’eau: le premier passant par le Détroit, par la galerie latérale, venant du versant, l’autre représentant une source venue de la profondeur du massif. Les deux cours allaient ensuite vers le Sud, sortant par le portail de nos jours.

Emplacement. L’aven est situé sous le Sommet Albele, à l’altitude absolue de 1890m, sur le versant qui donne sur Jiu d’Ouest, à environ 100m au Sud du sentier touristique du Châlet Buta-Piatra Iorgovanului. L’ouverture de l’aven a des dimensions parmi les plus surprenantes - 25x20m; on la trouve, pourtant, assez difficilement, à cause des groupes de végétations qui la cachent Dimensions. L=195,6m, D=84,5m, E=20m, Cr=9,75m, Aa=1890m, Ar=750m.

Description. L’ouverture de l’aven permet la descente d’une verticale de 10m, jusqu’à un couvercle de neige. Entre ce couvercle et le mur s’ouvre une verticale de 10 m denivélation, la base de la verticale se trouvant dans une salle de grandes proportions, au plancher formé de neige et de glace, qui est la poursuite du couvercle de neige trouvé à la base de la première cascade .Dans cette sale à neige, s’ouvre un deuxième puits. Si l’on prend pour point de repère la base du puits précédent, ce deuxième présente une denivélation de 34m, l’extremité inférieure de la verticale étant une cime de neige de 55m de lonf, 20m de large, en pente de 30 degrés. A son but, on peut voir le vreai fond de l’aven, couvert de pierres et de quelque rochers. La salle a de grandes dimensions, la hauteur de plafond étant appréciée à 20m environ.

Cet aven pose des problèmes intéressantes à l’égard du mécanisme de collection de la neige et de la glace. Il existe aussi la possibilité de stoquer des informations climatériques. C’est le plus grand glacier exploré dans les Carpates Méridionaux.

Le Grand Aven au-dessous Iara 2103/18

Emplacement. L’aven est situé dans la proximité de la rencontre des eaux du Bassin Soarbele et le Bassin Iara, dans le versant droit de Iara. Dimensions. L=87m, D=-63m, E=26,5m, Cr=3,3m, Aa=1700m, Ar=400m.

Description. L’aven est formé d’un puits de 59m, presque vertical, qui a à la base une salle en pente, qui descend jusqu’à -63m. Le sol de la salle est couvert de rochers. Le terminus est en fond de sac.

Emplacement. L’aven se trouve sur le sentier touristique du Châlet Piatra Iorgovanului / la Pierre de Iorgovanu, dans la proximité de la source Bolborosi. Dimensions.L=50m, D=28m, E=35m, Cr=1,4m, Aa=1853m, Ar=0.

Description. L’aven est formé d’une galerie unique en pente qui, dans la partie finale, présente quelques cascades de petites dimensions.

Avenul mare din Scocul de Piatra cu Gheata 2105/123

Emplacement. L’aven est situé à la rencontre des eaux de Scocul De Piatra cu Gheata avec la vallée suivante, en aval de Jiu. Les deux vallée sont affluents, sur la gauche, de Jiu Mare / Grand Jiu, les points de confluence étant déterminés entre la vallée de l’Ours et la Vallée du Juif. De la chaussée, on monte jusquâ une altitude de 1349m environ, d’où l’on continue le chemin sur la courbe de niveau, le versant gauche de celle-ci, à une altitude de 350m environ.L’entrée dans la grotte est assez bien cachée par la fôrêt d’arbrisseaux, les dimensions de son ouverture étant de 2x1,8m. Dimensions. L=188m, D=92m, E=88m, Cr=2,14m, Aa=1340m, Ar=120m.

Description. L’aven est formé d’une galerie unique à dimensions moyennes, en pente de 35 degrés environ, interrompue par la verticale d’un puits avec la dénivélation de 43m.