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Les Montagnes Sureanu

LES MONTAGNES Şureanu

Les formes de relief des Montagnes Sureanu sont étroitement liées aux types de roches qu’on y trouve. La présence des calcaires, ainsi que les contextes lithologiques calcaire-cristalin rompent la monotonie du paysage par la présence des versants abruptes, des roches isolées et des quais. Des phénomènes karstiques de surface et de profondeur, bien spectaculaires mais peu connus à ceux qui aiment les randonnées, sont groups dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest des montagnes, en quatre noyaux avec des extensions différentes: près de Gradistea de Munte – sur la Colline Vârtoapele, entre les villages Ciclovina et Baru, dans la zone de Crivadia-Banita-Pestera Bolii / Grotte de la Maladie et le dernier périmètre, à Nord-Est de la DépressionPetrosani, sur la Cime Piatra Lesului.



LE COMPLEXE KARSTIQUE CALIANU – PONORICI - CICLOVINA CU APA / CICLOVINA A L’EAU (Le bassin karstique 2063)

Le périmètre karstique Cǎlianu – Ponorici – Cioclovina à l’Eau, connu aussi sous le nom La Plate-forme Luncani, est situé entre le cristalin au Nord et à l’Est et La Vallée du Strei à l’Ouest et au Sud.

Située, de point de vue altimétrique, entre 500m environ et 1147m (Sommet Plopi), la région fait partie de la catégorie de barres du type "plateau suspendu”. Bien que modeste comme superficie (40 km² ), environ 20 km de long et 2-6 km de large (Ilie D. Ion), cette masse de calcaire offre de belles surprises en ce qui concerne le paysage de surface, mais aussi le developpement du système des galeries souterraines. Le spectaculaire est dû à sa massivité et à son homogénité.
 
De point de vue hydrologique, la surface en cause se superpose à la partie supérieure des bassins des rivières Calianu ei Valea Morii (La Vallée du Moulin). Le cours terrestre des ces rivières en contact avec les sist-calcaires est court; elles se perdent dans le souterrain et forment un système vaste de galeries. Valea Morii présente un cours souterrain dans les grottes Ponorici-Ciclovina à l’Eau, en y captant aussi une partie du réseau souterrain de la grotte Calianu.

L’originalité de cette region est donnée par la combinaison des formes du relief karstique avec les formes d’habitation archaïque. La présence des toponymes liés aux barres a des résonances provenant des Dacs. Les avantages du relief barre ont été très bien valorifiés par les Dacs (points stratégiques – Sommet Tafla; caves qui servaient comme abri), mais aussi par les Romains (vallées de dolines – pour la route romane; les interfleuves situés entre le vallées de dolines, pour les castres; les sources barres – des sources permanentes d’eau potable). L’importance du perimètre proposé comme aire protégé est triple: de point de vue du paysage, de la science et de sa valeur cultural-historique.
 
L’importance du paysage est le résultat de l’alternance du cristalin au relief lourd, avec les calcaires qui imposent le developpement d’un relief accidenté. Le façonnement exceptionnel du relief karstique est favorisé par les facteurs hidrologiques, climatiques, lithologiques et structuraux.
L’exocarst est très bien représenté par:
- Clints - clints libres – dans la proximité de l’Avène de Ponorâci
- clints enterrés
- clints démi-enterrés
- Dolines, appelées par les habitants "catane” ou " tecane”; elles sont spécifiques à la region comprise entre Ponorâci et Ciclovina à l’Eau, dans la zone Triscioare. Les vallées de dolines indiquent le cours souterrain des galeries. La vallée sèche Albiile (Les Lits) poursuit, à la surface, le cours souterrain de la Rivière Ponorâci ( Valea Morii / La Vallée du Moulin), capté maintenant dans la dépression homonyme. La vallée sèche du Troian (de la Troie) indique le cours souterrain du ruisseau Calianu dans la cave au même nom. Quelques dolines abritent des lacs barres permanentes, comme celui de Puianu.
- Dépression du type "ouvala”, signalée par Valer Trufas (1986) au Sud de Dealul Arsului (La Colline du Brûlé).
- Dépression de contact karstique (signalée par M Bleahu), micropolie (selon Valeria Velcea) – la dépression Ponorâci, située sur la Valea Morii, en amont de la cave au même nom.
- Les vallées en "fond du sac” (La Vallée du Moulin), les vallées aveugles (Les Vallées Calianu et Ponorâci) et les vallées en étapes antithétiques (La Vallée des Lits)

L’endocarst est représenté par des grottes et des avens d’une grande complexité morphologique et génétique – 68 cavités sont à présent prises dans l’inventaire. Les plus importantes, si l’on compte la dimension, la morphogénèse et les spéléothèmes, sont les grottes: Ponorâci-Ciclovina à l’Eau, La Vallée de Calianu (La Cave de Valea Stânii), Ciclovina Sèche, L’Aven de Stiubei, L’Aven de l’arrière Troie.
L’importance scientifique. La richesse et la variété des formes de relief peuvent constituer la base de developpement de certains cours de karstologie, mais offrir aussi des nouvelles même pour les spécialistes:

-La morphogénèse des trous souterrains et aspects spécifiques: - La Grotte de la Vallée Calianu (D=1541m; d=165m) se developpe sur le contact litologique calacires – shistes cristalins et en deux types de roches carbonatées (calcaires au silice rubanés et calcaires récifaux). C’est la plus concrétionnée cave du système. La provenance du deuxième actif n’a pas été identifiée.
-La Grotte Ciclovina Sèche (D=2002,5m; d=121,7m), developpée sur trois niveaux, présente, à -65m, un actif permanent, dont la provénance et la direction de drenage n’ont pas été identifiées. C’est ici qu’on a découvert le plus ancien crâne de Homo Sapiens Fosilis de la Roumanie, quatre couches paléolithiques superposées; on y a décrit, pour la première fois au monde, un nouveau minéral – l’ARDÉALITE, un important dêpot de guano-phosphate. Il faut absolument mentionner la richesse et la rareté des formations du secteur terminal et le developpement d’une colonie de chauves-souris dans le secteur fossile de la grotte. Les sources d’alimentation de l’actif temporaire dans ce secteur sont les pertes diffuses du Plateau Triscioare.

-La Grotte Ponorâci – Ciclovina à l’Eau (D=6713m; d=154m) est la plus grande du système barre. Elle représente une répartition hydrogéologique des eaux de Calianu et de Ponorâci. C’est le lieu de découverte d’un important trésor de Hallstatt (600 objets décoratifs en métal et quelques milles de perles en ambre, céramique et verre coloré).

-De point de vue hydrogéologique, il’y a encore beaucopup d’aspects incertains à l’égard de la provénance et de la décharge des eaux du souterrain. Il faut mentionner que la petite densité de la population humaine dans la plate-forme barre ne présente pas un risque majeur pour la pollution des eaux souterraines avec des eaux ménagères, mais l’accessibilité du milieu montagneux marginal a conduit au developpement des bergeries. Il est préférable d’éviter l’emploi excessif du fumier; un exemple de bergeries mal situées, sont celles de la proximité des entrées dans le caves Calianu et Ponorâci ou en amont de celles-ci, dans la zone du cristalin. Les exploitations forrestières devellopées jusqu’à présent dans les bassins de réception des deux rivières, ont troublé l’équilibre de la végétation et le milieu barre superficiel.

L’importance cultural-historique réside dans l’ancienneté de l’habitat humain dans l’espace analysé, mais aussi dans la nécessité de conserver les sites paléonthologiques et archéologiques, le milieu de vie rural montagneux au spécifique carstique.

LE PÉRIMÈTRE SURA MARE – FUNDATURA PONORULUI / L’IMPAS DU PONOR – LE PLATEAU LOLA (Le Bassin barre 2065)

Situé à droite sur la vallée de la rivière Strei, en amont de la confluence avec la Vallée de Ponor, Le périmètre analysé fait partie deu "Bassin Strei”, em amont de Livadia, sur le versant droit”. Il comprend les plus importantes caves des Montagnes Sureanu, l’ importance étant donnée par leurs dimensions, leurs concretions et la faune souterraine.

Hydrologiquement, l’aire en cause se superpose aux bassins des rivières de Ponor, de Hobeni et de Sipotel. A partir du contact sist-calcaires, le cours terrestre de ces rivières est court; elles disparaissent au souterrain et forment un vaste système de galeries. Les Valées de Hobeni et de Ponor ont un cours souterrain dans la Grotte Şura Mare, fait prouvé par des coloriages successifs. Les sources d’alimentation de la Grotte Şura Micǎ (la Cave de Colbea) n’ont pas été identifiées. Tenant compte de la position du plateau suspendu Lola (300-440m au-dessus du talweg de la rivière Petros) et du manque des sources à grands débits à la base de l’abrupte calcaire de Petrosu, on a tiré la conclusion que les eaux de cette région sont drainées partiellement ou complètement vers la Grotte Şura Micǎ.

La Grotte Şura Mare s’ouvre en amont, au bout d’un secteur de quai long de 500m environ, qui apparaît comme une vallée en fond de sac, sculptée par le ruisseau Ohaba, à la base du versant Fruntea Mare (Le Grand Front). La grotte se remarque par l’ouverture de l’entrée (8-12 m largeur et presque 40 m hauteur), marmites et carènes. On y a signalé la plus grande colonie de chauves-souris hibernants de notre pays, appartenant à l’espèce de Pippistrelus pippistrelus (Margareta Dumitrescu).

La Grotte Şura Micǎ (la Grotte de Colbea) est connue comme une possible ressurgence des eaux du plateau barre Lola. Elle abrite aussi des colonies de chauve-souris. C’est une grotte intéressante aussi par le phénomène de la formation du tuf calcaire dans la galerie de l’entrée.

L’Aven Arrière du Petit Lac (Avenul din Dosul Lacșorului) est parmis les plus profonds du pays – il est formé d’un puits de 155m, à la base duquel s‘ouvrent deux galeries qui descendent jusqu’à plus de 260m. Lactif souterrain est une sorce d’alimentation pour l’actif de Şura Mare.

Les lacs karstiques permanents ont le rôle de compléter la complexité morphologique de ce perrimètre. On rappelle Tǎul Negru, situé au Sud du Sommet Lola (1033,8m) et les accumulations d’eau de la carrière Comarnic.

L’originalité du cadre montagneux est donnée par l’harmonisation, favorable à l’habitation, des pentes orientées vers le Sud, des microclimats d’abri des depressions barres et de l’humudité accrue, suite à la tendance horizontale du relief. Le meilleur exemple est donné par l’Impas du Ponor – Les Prés de Hobeni (Luncile Hobenilor), qui constitue l’endroit de rencontre des troupeaux de l’extremité de Țara Haţegului (Pays de Haţeg).

L’existence des ressources de bauxite et leur exploitation dans la carrière de Comarnic (en aval de Luncile Hobenilor) mais aussi dans le souterrain, a mené au changement du circuit des eaux naturelles dans le carst et à la formation des haldes à la surface.

La nécessité de protéger les bassins de réception des rivières qui forment les actifs souterrains est absolue, vue l’importance de l’endocarste, mais aussi la pression anthropique, beaucoup plus grande dans det espace exokarstique. Les actifs souterrains des grottes mentionnées constituent les seules ressources d’eau potable pour les villages situés en aval (Ponor, Ohaba Ponor) et ceux de la region montagneuse (Impas du Ponor, Hobeni, Lola)




LE PERIMETRE KARSTIQUE POIANA - TECURI – ŞIPOT (Bassin karstique 2066)
Ayant l’aspect d’un plateau suspendu de 800m jusqu’à 1318m, cette région comprend des grottes importantes en ce qui concerne la dénivélation et le développement: G. Tecuri (D=838m; d=41m), G. Sifonului (D=1003m; d=32m), Ponor Răchiţeaua (D= 2394m; d=243,4m), G. De la Vallée Clenjii (D=1182m; d=127m).
Les pertes d’eau de Poiana et de Ponorul Vacii sont des phénomènes exocarstiques intéressants. Représentative pour cette zone est "Groapa de la Tăul fără Fund” / " Le Puits de la Marre sans Fond”, avec une superficie de 62000km2. A son intérieur prend naissance un cours d’eau qui se perd dans la Grotte de la Marre sans Fond”. Ce n’est pas la seule doline d’écroullement de la région, mais elle a les plus grandes dimensions. La Grotte Tecuri a été découverte au début du XX-e siècle, étant investiguée dès 1952 par V. Puscariu et T.Orhidan. Il’y a un impressionnant dôme de stalagmite (7m).

LE PÉRIMÈTRE KARSTIQUE COMARNICEL – VÂRTOAPE - BĂNIȚA (2068 – Le bassin karstique Bǎniţa)
Situé dans le prolongement des bassins barres 2066 et 2067, les calcaires de ce secteur se présentent sous la forme d’un rebord montagneux marginal. Bien que le relief exokarstique soit très bien représenté, l’endocarste n’offre pas des cavités ayant le périmètre des celles décrites antérieurement. Un aspect important: l’alternance des secteurs de quais (Izvoreni – Valea Babei / La Vallée de la Vieille) avec les champs aux dolines des plateaux (Izvoreni, Vf. Fetii / Sommet de la Fille, Dealul Comarnicului / Colline de Comarnic, Vârtoape) et des roches calcaires comme Piatea Brândușii.
Les sources d’alimentation à l’eau de la localité Bǎniţa (Jitioni) proviennent partiellement de ce perrimètre calcaire, Izvorul de la Moara (la Source du Moulin) étant une résurgence don’t les eaux proviennent en grande partie de Valea Babei ( La Vallée de la Vieille)

LE PÉRIMÈTRE KARSTIQUE DEALUL SI PESTERA BOLII / LA COLLINE ET LA GROTTE DE LA MALADIE (2068 – Le Bassin barre Bǎniţa)

Dealul Bolii (La Colline de la Maladie ) représente une barre calcaire perçée par le souterrain par le Ruisseau Jupâneasa. Ce ruisseau a été, premièrement, un affluent de Baniţa, ayant le talweg à 25-30 m plus haut que le niveau actuel. Attiré vers le niveau de base du Bassin Petroșani, la rivière a creusé plus profondément sa valée; dans le secteur amont des quais on observe quatre niveaux d’érosion. Le bassin dépressionnaire central est aussi intéressant , il étant le résultat de la confluence dans les quais. A cause des travaux d’emplacement de la voie ferrée Simeria – Petrosani, le secteur aval des quais a été élargi anthropiquement.

Pestera Bolii (La Grotte de la Maladie) (D=455m ; d=12m) est située à une altitude de 720m, à la base du massif calcaire, la grotte étant une répartition hidrologique. Les premières données biographiques de cette grottes sont dues à M.J.Ackner (1838). C’est A. Bielz (1881 si 1889) qui a réalisé pour la prmière fois une courte description de la grotte. Teglas Gabor parle de cette grotte en 1902 et O. Floca en 1957. La grotte présente une galerie principale de 455m, avec une différence du niveau entre l’insurgence et la ressurgence de 2-3m. L’ouverture de l’insurgence est haute de 10m et large, à la base, étant orientée vers E-N-E. A l’intérieur de la grotte, la rivière a un cours méandré. La largeur maximale de la galerie est de 45m et se trouve à et se trouve à une distance de 75 de l’entrée en amont. La hauteur de la galerie principale se maintient à 10-12m, et l’orientation générale est de: Est – Nord-Ouest vers Ouest – Sud-Ouest.

A cause de l’élévation considérable du niveau de l’eau pendant les pluies torrentielles et de durée, d’une part ou de l’autre de la rivière souterraine on a formé un système de terrasses alluvionnaires. La plus inférieure a des hauteurs comprises entre 25-50m. La terrasse supérieure se trouve à 2-3m au-dessus du niveau de l’eau, constituant des plateformes aux bords abruptes, couvertes d’argille fine, mélangée avec du gouano.

Les murs de la grotte gardent encore des traces de l’errosion différenciée, réalisée par le cours souterrain, à des niveaux différents d’écoulement. L’eau de la rivière Jupaneasa, à la sortie de la grotte, forme une cascade au-dessous du pont de passage pour le chemin ferré.

La présence des calcaires, par l’introduction d’un albédo plus élevé, crée un microclimat spécifique, favorable au développement des éléments de la flore et de la faune de roche, qui comprennent de nombreux endémismes et éspèces du Sud: : Juniperus sabina, Syringa vulgaris, Fraxinus ornus, Sorbus borbassi, Spiraea chamaedryfolia, Hepatica transilvanica, Asperula Capitate, Doronicum Columnae.La faune actuelle est représenrée par quelques invertebrées et, pour quelque temps, par des chauves-souris.